Si vous êtes passionné par iRacing, Assetto Corsa Competizione ou Automobilista 2, vous savez déjà que vos exigences matérielles n'ont rien à voir avec celles d'un utilisateur occasionnel de la VR. Vous ne faites pas des sessions de 15 minutes debout dans votre salon. Vous êtes installé dans un cockpit pendant une ou deux heures, les yeux rivés sur un tableau de bord, à surveiller les rétroviseurs et à réagir une fraction de seconde plus vite que le pilote à côté de vous sur la grille. C'est un cas d'utilisation spécifique et exigeant, et il vaut la peine de se demander si Steam Frame a réellement été conçu pour cela.
Ce dont la simulation automobile a besoin
Trois éléments comptent davantage ici que presque partout ailleurs en VR.
De longues sessions assises. Vous ne bougez pas. Le confort après deux heures compte davantage que celui d'une démonstration de cinq minutes, tout comme la répartition du poids. Un casque qui semble confortable pendant dix minutes peut commencer à faire mal au 40e tour.
La lecture des détails fins sous pression. Votre compte-tours, votre indicateur de carburant, vos rétroviseurs, le point de corde que vous essayez d'atteindre à 150 mph : tout cela repose sur de petits détails visuels qui sont nets ou ne le sont pas. Ici, il n'y a pas de « suffisamment bien ». Soit vous pouvez lire votre tableau de bord d'un coup d'œil, soit vous plissez les yeux et perdez du temps.
Une connexion sans accroc. La course automobile ne pardonne pas les pics de latence ni les pertes d'images comme les jeux occasionnels. Une saccade lors d'un jeu de rythme autonome est agaçante. Une saccade alors que vous négociez un virage à allure de course peut mettre fin à votre session contre le mur.
Là où il montre ses limites
Steam Frame est avant tout conçu comme un casque autonome auquel la VR sur PC a été ajoutée sous forme de fonctionnalité de streaming. Pour la simulation automobile, ce choix de conception entraîne quelques conséquences prévisibles.
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Le streaming sans fil signifie que chaque image passe par l'encodage, la compression et le Wi-Fi avant le décodage : une chaîne d'étapes supplémentaire qu'une connexion filaire n'a tout simplement pas. Dans un genre où la régularité compte autant que la vitesse brute, toute variabilité dans ce processus devient une gêne perceptible.
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La résolution du casque est adaptée à un large éventail de contenus, et non spécifiquement optimisée pour lire à distance de petits textes sur les instruments, ce qui est précisément la tâche sur laquelle la simulation automobile s'appuie constamment.
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Il intègre une batterie, ce qui ajoute du poids à un casque porté pendant de longues sessions assises et limite la durée pendant laquelle vous pouvez courir avant de devoir penser à le recharger plutôt qu'à vos temps au tour.
Rien de tout cela ne fait de Steam Frame un mauvais casque. Cela signifie simplement qu'il est optimisé pour une autre utilisation.
Le choix le plus adapté
C'est précisément le manque que Dream Air SE de Pimax a été conçu pour combler. Une connexion DisplayPort directe élimine la chaîne de compression sans fil et les variations du Wi-Fi. Ce que votre PC rend est exactement ce qui arrive à vos yeux. Il est conçu autour d'une dalle Micro-OLED pour offrir le niveau de netteté que les tableaux de bord de simulation automobile exigent. Et comme le casque n'intègre pas de batterie, le matériel ne fixe aucune limite à la durée de vos sessions. Vous courez aussi longtemps que vous le souhaitez.
En résumé
Rien de ce qui précède ne constitue une critique de Steam Frame. C'est simplement que la simulation automobile n'était pas au cœur de sa conception. Si votre temps en VR est réellement dominé par de longues sessions au volant et aux pédales, il vaut la peine de vous tourner vers un matériel conçu précisément pour ce cas d'utilisation, plutôt que vers un matériel pour lequel la VR sur PC n'est qu'une fonctionnalité parmi d'autres.
